Dépression et affection dans Le juste milieu d’Annabel Lyon : une poétique du care

  • Maite Snauwaert University of Alberta

Abstract

Abstract
In her elegant and raw novel, The Golden Mean, English-Canadian author Annabel Lyon revisits a founding cultural figure of Western thought through the fluctuating affects of mental illness. Approaching Aristotle in the light of depression and bipolarity, and opting for the strong choice of first person and present tense, she humanizes and actualizes the philosopher as a living, suffering being. The historical novel becomes the ground for a demonstration of empathy, in which the portrayal of the teaching relationship has overtones of contemporary care ethics.


Résumé
Dans son roman élégant et cru, Le juste milieu, l’auteure canadienne-anglaise Annabel Lyon revisite une figure culturelle fondatrice de la pensée occidentale à travers les affects changeants de la maladie mentale. En abordant Aristote sous l’angle de la dépression et de la bipolarité, en optant pour le choix fort de la première personne et du présent, elle humanise et actualise le philosophe comme un être vivant et souffrant. Le roman historique devient le terrain d’une démonstration d’empathie, dont le portrait de la relation d’enseignement a les accents de l’éthique contemporaine du care.

Author Biography

Maite Snauwaert, University of Alberta
Assistant Professor, Campus Saint-Jean
Published
2017-12-01