Épilogue : Désaffecté

Simon Harel

Abstract


Abstract
By way of epilogue, a fictional essay, an excerpt from the book Été 1965. Figures du hobo soon to be published by Nota bene in the “Grise” collection. A way to dive headfirst into the world of affects. The hobo is a fantasized figure of the 1960s. An obsessive figure who has haunted the narrator since his childhood in the suburbs of Saint-Léonard: a railroad track, train convoys, men jumping onboard in search of adventures. It was the carefree summer of 1965, with dreams of sovereignty, desires of independence for a little eight-year-old boy. Now an adult, I wanted to understand how American literature had built this fantasy. How Quebec stood out, with Jean-Jules Richard’s astonishing Journal d’un hobo (1965). How Cormac McCarthy’s The Road (2006) extends this fantasy. But I also wanted to offer a more intimate understanding of its subject: thus, were born the fictions of the hobo.

Résumé
En guise d’épilogue, une fiction-essai, un extrait d’un ouvrage Été 1965. Figures du hobo à paraître chez l’Éditeur Nota bene dans la collection « Grise ». Une façon de plonger en apnée dans le monde des affects. Le hobo, c’est une figure fantasmée des années 1960. Une figure obsessionnelle qui hante le narrateur dès son enfance dans la banlieue de Saint-Léonard : une voie ferrée, des convois de trains, des hommes qui sautent dedans à la recherche d’aventures. C’était l’été 1965 de l’insouciance, des rêves de souveraineté, des désirs d’indépendance pour un petit gars de huit ans. Devenu adulte, j’ai voulu comprendre comment la littérature américaine a construit ce fantasme. Comment le Québec s’est singularisé, avec l’étonnant Journal d’un hobo (1965) de Jean-Jules Richard. Comment La Route (2006) de Cormac McCarthy prolonge ce fantasme. Mais j’ai eu aussi eu envie d’offrir une compréhension plus intime de son sujet : ainsi sont nées les fictions du hobo.


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